Protection des données et cybersécurité : Vidéoprotection et caméras augmentées dans les écoles communales : Mises en garde de la CNIL et du Conseil d’Etat

Les caméras « augmentées » ajoutent une « surcouche » logicielle (IA) aux systèmes de caméras classiques. L’algorithme permet d’analyser automatiquement les images en reconnaissant des objets, des formes, des silhouettes, des mouvements ou encore des évènements.

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La CNIL considère que leur installation sur la voie publique à des fins de protection d’un établissement scolaire n’est pas possible en l’absence d’une loi pour l’autoriser.

Les caméras disposant d’un système d’IA sont proscrites et le Conseil d’Etat l’a récemment rappelé dans une décision en date du 30 janvier 2026 dans laquelle il a souligné le fait qu’aucun texte ne permettait d’encadrer cette installation, notamment dans les écoles.

La CNIL autorise cependant la mise en place de caméra de vidéosurveillance « classique ». Les caméras peuvent filmer les accès de l’établissement (halls d’entrées et issues de secours) et les espaces de circulation (les couloirs et escaliers). Cependant, elles ne peuvent être installées sur des lieux de vie durant les heures d’ouverture (cantines, préaux, zones de pause, salles de jeux, vestiaires, toilettes etc.). L’installation de vidéoprotection filmant les abords de l’école reste aussi possible sur la voie publique (aux points d’entrée et de sortie).