Travail le 1er mai : quelles règles pour les agents publics ?

Jour férié obligatoirement chômé, le 1er mai obéit à des règles spécifiques dans la fonction publique. Dérogations, rémunération ou récupération : voici l’essentiel à connaître pour les collectivités et leurs agents.

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Le 1er mai est un jour férié obligatoirement chômé dans la fonction publique. Le repos obligatoire se traduit par une interdiction de travailler à l’exception des services qui, en raison de la nature de leur activité, ne peuvent interrompre le travail (gardiennage, sécurité, surveillance, …).

Ces services ne sont pas définis par la loi. Seule la jurisprudence permet de connaître l’appréciation du juge sur ce point.

Les agents de catégorie B et C travaillant le 1er mai alors que ce jour n’est pas inclus dans leur cycle de travail habituel percevront, si une délibération le prévoit, une rémunération ou une compensation comme suit :

  • soit la rémunération mensuelle est maintenue, augmentée des indemnités horaires pour travaux supplémentaires (IHTS) au taux des jours fériés (majoration des 2/3 pour les jours fériés),
  • soit la journée du 1er mai est récupérée (la circulaire du 11/10/2002 préconise une récupération majorée comme le coefficient des heures supplémentaires  soit majoration des 2/3 pour les jours fériés).

Le choix de la récupération ou du paiement appartient à l’autorité territoriale.

Si le travail du 1er mai est inclus dans le cycle de travail habituel de l’agent, la rémunération est maintenue, éventuellement augmentée d’une indemnité forfaitaire ou horaire pour travail du dimanche et des jours fériés. L’octroi de cette indemnité doit être prévu par délibération qui
détermine les bénéficiaires et les conditions d’attribution.

Vous pouvez consulter notre fiche relative au 1er mai ci-dessous.

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