Le soleil : un danger au travail…même derrière les nuages

L’exposition aux rayonnements ultraviolets (UV) émis par le soleil peut avoir des effets néfastes sur la santé à court terme : érythème (coups de soleil), éruption cutanée, pigmentation…

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Les expositions prolongées augmentent le risque de vieillissement cutané et de cancer de la peau (En Bretagne, malgré son climat souvent nuageux et frais, le taux est trois fois supérieur à la moyenne nationale et le Finistère affiche une surmortalité de 34 % par rapport à la moyenne nationale chez l’homme et 28% chez la femme). (Sources : Ligue contre le cancer)

Les professions exerçant en plein air telles que les agents des espaces verts ou de la voirie sont particulièrement concernés.

De plus, certains produits ingérés et la présence de certaines substances sur les lieux de travail peut également provoquer des cas de photosensibilisation (réaction toxique ou allergique au contact des UV : goudrons et dérivés, végétaux, parfums, médicaments,…).

Prévention des risques liés au rayonnement solaire (Source : INRS)

Selon le Code du travail (article L. 4121-1), même sans réglementation spécifique, l’employeur « prend les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs ».

Pour prévenir les risques liés aux rayonnements solaires, il faut limiter l’exposition solaire pour les agents travaillant à l’extérieur ou à proximité de baies vitrées en mettant en place :

  • des mesures d’organisation du travail : report des activités en cas de risque d’exposition élevée, limitation du temps passé au soleil par une rotation des postes, travail en extérieur hors des heures d’exposition les plus fortes…
  • des mesures techniques : adjonction de filtres sur les vitres des véhicules, utilisation d’écrans, de stores ou d’abris extérieurs…
  • des équipements de protection individuelle : port de vêtements protecteurs (vêtements à manche longue, à mailles serrées, secs), de lunettes filtrantes et de chapeaux à larges bords (l’utilisation d’écrans solaires se révèle moins efficace que le port de vêtements protecteurs) ;
  • une information, pour les agents concernés, sur les dangers du soleil, des UV et des substances photosensibilisantes au travail.

Dans le cas où des agents auraient été l’objet d’une réaction de photosensibilisation, les substances en cause doivent être recherchées dans le cadre de travail. Lorsque cela est possible, il conviendra de remplacer les produits photosensibilisants par d’autres produits moins dangereux, ou à défaut d’éloigner les agents concernés (automatisation des opérations, isolement des postes émettant des poussières, dépoussiérage…)