Semaine de la QVCT : Journée de cohésion à Plourin-lès-Morlaix

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Dans le Finistère, les collectivités se mobilisent : zoom sur leurs actions. Interview à Plourin-lès-Morlaix

Présentez-vous !

Donc, je suis Sandra Sabin. Je suis la directrice générale des services sur la commune de Plourin-lès-Morlaix.

Pouvez-vous nous présenter la journée de cohésion ?

Je ne l’organise que depuis l’année dernière, puisque j’ai pris mon poste en octobre 2023. J’ai donc pu en organiser une seule, et nous allons en faire une deuxième cette année. La journée de cohésion, en fait, a pour objectif de renforcer les liens entre les agents. Je me suis aperçue que les agents, malgré leur proximité, travaillent dans des services différents et ne se voient pas régulièrement, sans forcément avoir d’interactions. Cette journée de cohésion permet justement cette interaction entre les agents.

Elle n’existait pas ici à la mairie auparavant. Nous l’avons mise en place l’an dernier et, au final, cela a été plutôt bien reçu.

Quelles sont les activités proposées lors de cette journée ?

Alors, on propose plusieurs activités. L’année dernière, c’était beaucoup de contenu descendant. J’avais demandé beaucoup d’interventions avec le CDG, qui était venu animer des ateliers et présenter différents sujets, notamment les droits et devoirs du fonctionnaire, des sensibilisations à la cybermalveillance et aux cyberattaques.

Il y a eu un retour, puisque nous avons réalisé un questionnaire de satisfaction. Les retours indiquaient que c’était trop descendant. Donc, cette année, pour la journée de cohésion, nous avons programmé des choses beaucoup plus interactives.

Il y aura un travail sur le règlement intérieur en première partie, puis des ateliers. Par exemple, une infirmière interviendra sur la sensibilisation au cancer du sein. Un deuxième atelier portera sur la prévention et sera animé par un responsable des services techniques. Un troisième atelier sera animé par le conseiller numérique sur l’intelligence artificielle.

Ensuite, il y aura un moment convivial où nous mangerons tous ensemble autour d’un barbecue. Tout le monde mettra la main à la pâte. L’après-midi sera plus ludique, avec des jeux et peut-être des visites d’entreprise, notamment la chocolaterie et la biscuiterie locales.

Quels sont les retours des agents sur cette démarche ?

L’an dernier, la journée a été perçue comme très descendante. Elle a malgré tout été bien accueillie, car c’était une première initiative et cela n’existait pas auparavant, mais avec des axes d’amélioration, ce qui est normal.

Qui est impliqué dans l’organisation ?

L’année dernière, c’était à mon initiative. J’avais impliqué les responsables de service pour prendre le pouls et voir quelles idées pouvaient être mises en place. Nous avons surtout travaillé avec les services RH à partir de problématiques que j’avais identifiées lors de ma prise de poste.

Cette année, nous avons procédé différemment. Lors de la cérémonie des vœux, j’ai parlé de la qualité de vie au travail et de l’importance que les agents s’y sentent bien. J’ai mis en place des boîtes à idées pour que chacun puisse faire remonter ses propositions pour cette journée de convivialité, mais aussi d’autres sujets, de manière anonyme si nécessaire.

D’autres actions sont-elles menées pour améliorer la qualité de vie au travail ?

Je travaille actuellement sur un programme de satisfaction. Nous sommes accompagnés par la MNT pour organiser plusieurs ateliers. L’idée est de lutter contre la sédentarité, mais pas seulement. Il s’agit aussi de proposer des ateliers sur l’ergonomie au travail, la santé, la cohérence cardiaque. Tout cela est programmé à partir de septembre.

Un conseil clé pour réussir une telle démarche ?

Il faut se lancer. C’est important, je pense, car certains n’osent pas s’exprimer, parfois par peur de la confrontation ou de remontées négatives. Pourtant, il en ressort toujours des choses positives.

Dialogue sur le travail : pourquoi est-ce crucial aujourd’hui ?

Aujourd’hui, dans la fonction publique, ce n’est plus aussi simple qu’avant. On a du mal à recruter, quel que soit le poste. Il faut donc trouver d’autres leviers, notamment travailler sur la qualité de vie au travail et installer un véritable dialogue. Cela permet de lever les zones d’ombre, de fluidifier les échanges et de faire en sorte que tout se passe bien.

La parole est désormais aux agents, premiers acteurs de cette démarche de cohésion

Bonjour, je m’appelle Valérie Saliou. Je suis animatrice périscolaire à l’école Martin Luther King.

Bonjour, je m’appelle Maxime Taloc. Je suis responsable des services techniques.

Je m’appelle David Deschamps. Je suis conseiller numérique.

Quelles étaient vos attentes vis à vis de cette journée ?

Valérie Saliou : L’objectif était de rassembler les collègues de travail pour qu’on se voie autrement que sous l’angle professionnel.

David Deschamps : C’était important de se retrouver entre équipes, car on ne connaît pas forcément tout le monde.

Quel était votre état d’esprit au début de la journée ?

Valérie Saliou : J’avais un peu d’appréhension au début, car en dehors du cadre du travail, on ne se connaît pas.

Maxime Taloc : Pour ma part, j’étais enthousiaste, car c’était la première fois que je participais à une journée de cohésion.

Cette journée a-t-elle changé quelque chose dans vos relations au travail ?

Valérie Saliou : Je me suis rapproché de personnes que je n’avais pas l’habitude de côtoyer au quotidien, notamment des agents des services techniques ou des agents administratifs que je ne vois pas tous les jours.

Maxime Taloc : Pas tellement, c’est aussi lié au fait que c’était la première journée de cohésion.

Une idée pour améliorer le quotidien au travail ?

David Deschamps : On a une nouvelle DGS depuis pas longtemps. Nous faisons des réunions chaque semaine. Il y a beaucoup de choses qui sont faites pour qu’on sache ce qu’il se passe aux espaces verts ou autres. On beaucoup de comptes rendus de réunions. Avant c’était chaque réunion, par exemple les services techniques entre eux, on avait pas forcément un retour donc c’est bien qu’ils jouent une sorte de carte de transparence. C’est intéressant, même lorsque cela ne nous concerne pas directement.

Un mot pour résumer cette journée ?

Valérie Saliou : Je trouve que c’est bien d’aller au travail, mais pas uniquement pour le travail.

Maxime Taloc : Je dirais “à perfectionner”

David Deschamps : Je dirais que le mot qui résume cette journée, c’est la cohésion. C’est un bon terme pour la qualifier.