Mis à jour le

mer 23 oct 2019

Dimanche prochain, nous quittons l’heure d’été pour passer à l’heure d’hiver. A trois heures, il sera deux heures.

Loin de faire l’unanimité, le changement d’heure a fait l’objet d’une consultation citoyenne européenne à l’été 2018. La France emboîte le pas en lançant sa propre consultation en février 2019. Un débat d’actualité depuis plus de 30 ans, comme en témoigne ce plaidoyer de l’Association contre l’horaire d’été reçu en 1986 par la mairie de Plougar.

L’association rappelle notamment qu’ « à Brest, par exemple, le décalage avec l’heure solaire du lieu atteint 2 heures 15 minutes » suite au passage à l’heure d’été. Elle avance par ailleurs que, en plus d’être inefficace en matière d’économie d’énergie, l’heure d’été serait néfaste pour « le fragile équilibre des biorythmes de l’homme dont le « donneur de temps » essentiel est le soleil ». 

Faudrait-il renoncer à l’ensoleillement tardif de nos soirées d’été ? Ce n’est pas l’avis de la majorité des français ayant répondu à la consultation du mois de février dernier : s’ils sont à 83,71 % favorables à la fin du changement d'heure, 59,17% d'entre eux préfèreraient rester à l'heure d'été toute l'année. Au solstice d'hiver, dans le Finistère, le soleil ne se lèverait alors qu'à...10h06. Mais n'allons pas chercher midi à 14h !